À la Pitié-Salpêtrière (Paris), le plus grand hôpital d’Europe, comme partout en France, on manque de médecins. Ahmed Ben Lallahom, anesthésiste, a fait toutes ses études en Tunisie et a choisi l’Hexagone pour sa dernière année de spécialité. Au fil du temps, le jeune homme s’est forgé une opinion, il ne voit pas son avenir professionnel en Tunisie. Depuis la révolution de 2011, le pays a du mal à se remettre sur les rails. Le malaise se ressent partout y compris à la faculté de médecine. La formation des praticiens a toujours été bonne, mais aujourd’hui, les étudiants se tournent tous vers l’Europe. Chaque année, 800 diplômés sortent de l’université. À peine assez pour contrebalancer l’hémorragie de médecins.L’état des hôpitaux : une cause de départComme toujours, la nuit de garde de Mohamed Zarrami ne s’annonce pas reposante. À 30 ans, il est l’un des pontes de la chirurgie orthopédique en Tunisie et exerce dans un des principaux hôpitaux publics de Tunis. Son travail le passionne, mais comme beaucoup de ses collègues, le médecin a du vague à l’âme. “On a des confrères qui exercent en Allemagne et qui sont payés dans les 3 000, 3 500 euros facilement”. En Tunisie, lui gagne 700 euros. Mais, l’argent n’est pas le principal moteur de son exil programmé, jure-t-il. C’est l’état des hôpitaux publics.Le JT
JT de 12/13 du mardi 18 décembre 2018 L’intégrale
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